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mercredi 21 octobre 2020

Le Real Betis anticipe un déficit en 2021 et termine 2020 avec des bénéfices

Ramón Alarcón, directeur général du Real Betis
Ramón Alarcón, directeur général du Real Betis. Image :  Sporst Venue Business.

Le marché des transferts jouera un rôle clé cette saison au Benito Villamarín. Avec la crise économique, le club verdiblanco n'exclut pas un déficit et prévoit d'atténuer l'impact avec la vente de joueurs.


Le Real Betis s'est déjà projeté sur la clôture de son exercice comptable 2020/21. Le club a réussi à sauver ses comptes de l'année de la Covid-19 et porte une attention particulière sur le marché des transferts pour couvrir les pertes de revenus engendrées par la non-présence du public dans les stades.


Le club andalou a clôturé la saison 2019/20 avec un chiffre d'affaires net de 107,8 millions d'euros, 16 millions de plus que ce qu'il avait prévu au début de la campagne et 1,1% de plus que la saison précédente.


L'essentiel des revenus est concentré au niveau des droits audiovisuels qui représentent 62 millions d'euros, soit 57% du total. Le Betis, comme toutes les autres équipes de LaLiga, a pu sauver cette source de revenus, qui n'a pas été impactée par la crise. En revanche, ce n'est pas le cas de la billetterie et du merchandising qui ont été bien touchés avec 16,5 millions et 13,5 millions récoltés respectivement dans ces concepts.


Les comptes du Real Betis de ses dernières saisons



Dans un entretien accordé au média Palco23, le directeur général de l'entité verdiblanca, Ramón Alarcón a éclairci l'impact de la crise sanitaire sur l'activité du Real Betis. « Nous évaluons l'impact de la Covid-19 à environ quatre ou cinq millions d'euros, dont trois provenant directement de la vente de billets ».


Toutefois, ces revenus perdus n'ont pas entraîné le club dans le rouge. La saison a été clôturé avec un bénéfice approchant les cinq millions d'euros. Un peu moins que le résultat attendu en début de saison, 9,35 millions d'euros, mais proche de celui de la saison précédente, 6,2 millions d'euros. « L'intention était d'être un peu au-dessus du bénéfice de l'année dernière, mais étant donné la situation, nous sommes satisfaits du travail effectué », s'est réjoui le directeur général.


Une saison 2019/20 qui s'est terminée dans l'inquiétude pour tous les clubs, sauvée par la télévision, mais la pandémie pèse toujours sur le football. Pour 2020/21, de nouveaux scénarios doivent être envisagés pour atténuer les conséquences de la crise sanitaire et dans ce jeu, le Real Betis sait déjà quel arbre secouer pour faire tomber l'argent.


L'entité andalouse a choisi la vente de joueurs pour compenser les revenus perdus au niveau du box-office, mais aussi qui pourront arriver au niveau de la télévision. En plus de cela, la réduction des charges salariales est envisagée.


En 2018/19, le chiffre d'affaires total du club (vente de joueurs y compris) s'élevait à 140 millions d'euros. Le montant exact de ce que le club a tiré sur le marché n'est pas encore connu pour la saison dernière, mais en 2020/21, les pertes seront atténuées par ce concept.


« Nous allons essayer d'obtenir un résultat nul, mais un déficit de quatre ou cinq millions d'euros ne peut être exclu, même s'il serait parfaitement acceptable », ajoute Alarcón. Le dirigeant a prévu une chute de 16% du chiffre d'affaires, soit aux alentours de 90 millions d'euros. À cela, il faudra ajouter les revenus des deux marchés de la saison.


Par ailleurs, la réduction des dépenses est inévitable, raison pour laquelle, le club n'a pas trop investi lors du dernier mercato, selon Alarcón, la direction « a opté pour un effectif plus court, ainsi qu'une réduction de 10% du budget des sections, ce qui signifie une économie cumulé de 300 000 euros ». En plus de cela, le projet de rénovation de la cité sportive du club est en suspens.


Le dirigeant espère aussi, que les matchs continueront à se dérouler pour que « la souffrance soit moindre », car selon lui tant que le jeu se déroule, la télévision, principale source de revenus du football, continuera toujours d'être facturée.

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